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Bisounours sexuellement actifs…

Le 1er février 2019 fût une date spéciale pour la TradTeam puisque nous fêtions les trois ans du lancement officiel du site et de l’équipe comme entité indépendante. Des années de travail acharné d’une trentaine de personnes désireuses de se mettre au service de la communauté pour lui apporter des traductions aussi qualitatives que possible, des sous-titres, des événements…

J’aime dire que la TradTeam est une réussite sur un malentendu. Une idée un peu folle, née de l’envie de gagner en efficacité et en convivialité pour l’équipe de traducteurs. Une idée qui, de mois en mois, a évoluée autour d’une envie assez basique. Celle de contribuer modestement à la création d’une communauté accueillante, conviviale, où chacun est le bienvenu, où chacun est accepté tel qu’il est, avec candeur et bienveillance. On dit que les amis sont la famille que l’on se choisi. Notre envie, c’est que les gens puissent en effet, se trouver une famille? C’est d’ailleurs avec ce genre de valeurs que Lubuwei en est arrivé à dire que nous étions une bande de bisounours sexuellement actifs. Une phrase qui résume assez bien, je pense, ce mélange de bonnes intentions et d’humour consternant qui est la marque de fabrique de la TradTeam.

 

Des partenaires, des amis…

Au gré de la quinzaine de Bar Citizen et des trois événements spéciaux organisés pour la CitCon (le premier à l’Ecole 42, et deux Pari’Verse), nous avons eu l’occasion et le plaisir de rencontrer beaucoup d’entre vous, de parler avec des centaines de citoyens passionnés dont certains sont devenus des amis proches. Nous avons aussi eu le privilège de faire la rencontre de créateurs de contenu talentueux, pleins d’idées et de motivation, qui se consacrent eux aussi à une communauté qu’ils aiment.

 

Depuis Derkomai22, qui fut le tout premier créateur à nous faire confiance et à s’investir auprès de nous depuis la naissance même du projet, jusqu’aux plus récents arrivés dans la communauté tels que Terada, Zvonimir ou Citizen SØ, il est difficile de tenir la liste des gens incroyables qui mériteraient tous de figurer dans une très longue énumération de toutes les personnes que nous devrions remercier car ils ont laissé non seulement une empreinte dans la communauté, par leur talent et par leur bienveillance et amitié.

Je garde cependant, à titre personnel, deux anecdotes poignantes que j’aimerais partager avec vous. La première est toute simple, et pourtant m’a énormément touché. Celle de Daium qui, lors du premier Bar Citizen Lyon en juillet 2017, alors que nous étions attablé, me confiait que c’était la première fois depuis des années qu’il se sentait à sa place et aussi bien, entouré de tellement de monde. Cette phrase simple m’a confirmé définitivement cette intuition que la communauté avait besoin des Bar Citizen. Et que la frontière du virtuel méritait d’être franchie, pour se concrétiser dans la vie des gens.

 

 

La seconde est à la fois très personnelle et tout le symbole de ce qu’on souhaite mettre en avant dans cette Brève : l’histoire d’un Aaron Kane tout balbutiant encore dans le monde du streaming qui, lors du tout premier événement de l’Ecole42, pour la CitCon de 2016, était longuement venu nous parler car il souhaitait se lancer dans le stream de Star Citizen, et demandait aide, conseils et support dans cette entreprise.

Depuis ce jour, il a couvert Gamescom, CitizenCon ainsi que les streams des Bar Citizen, jusqu’à ce que ses récents voyages aux USA ne compliquent ses disponibilités et que Snakem ne reprenne ce lourd flambeau.

Quelqu’un qui, lors du Bar Citizen fêtant les deux ans de la TradTeam, recevait de la communauté un poster toilé, signé par bon nombre des présents, afin de le remercier pour son investissement envers la communauté, pour son impact sur celle-ci… et bien sur, pour lui souhaiter plein de courage et de succès dans la réalisation des ambitieux projets qu’il mettait alors doucement en place.

A lui, comme à tant d’autres, nous souhaitons juste dire MERCI !

 

 

 

Bar Citizen et visite du studio de Foundry 42 Wilmslow…

Comme vous avez certainement vu dans notre édito, le studio de Foundry 42 UK ouvrira ses portes à la communauté francophone le 1er mars !
Nous sommes 8 membres de la communnauté à avoir eu le droit de nous rendre sur place jusqu’ici ! Espérons que d’autres viendront encore étoffer ce voyage.

Concernant les Bar Citizen, cette année nous avons décidé de nous arranger au mieux afin de vous fournir une liste complète des événements prévus pour la communauté. Vous les trouverez tous affichés sur l’image plus bas.

 

 

Bar Citizen Lyon : Le retour !

Histoire de bien fêter le troisième anniversaire de la TradTeam, nous organisons un grand Bar Citizen à Lyon.
Nos amis du Meltdown Lyon étaient toujours aussi impatients de retrouver la communauté Star Citizen et nous ont invité à revenir chez eux, ce qui est un énorme plaisir pour nous vu le fantastique accueil que nous y avons toujours eu jusqu’ici !

Ils ouvriront dès 16h le samedi, et acceptent de rester ouvert aussi tard que possible pour célébrer l’événement en bonne et due forme.

Quand : Samedi 9 mars 2019, de 16h à … tard dans la nuit
Où : Meltdown Lyon – 32 rue des tables claudiennes – 69001 Lyon
Quoi : Comme toujours, nous organiserons une tombola sur place, avec des t-shirt Discord, des pin’s officiels Star Citizen, des consommations à gagner… Et en gros lot, une brochure du 600i, limitée 1000 exemplaires, signée par Chris Roberts ! Nous espérons également pouvoir vous proposer quelques petites surprises en plus.

Stream : Comme toujours, vous pourrez suivre la soirée dès 21h sur la chaîne twitch de Star Pirate News !

Transport : Besoin de vous arranger pour un transport ? Vous avez de places libres dans votre voiture ? Nous avons un salon Discord dédié pour vous arranger.

Logement : Nous conseillons vivement l’Away Hostel and Coffee Shop – 21 Rue Alsace Lorraine, 69001 Lyon – 04 78 98 53 20
Le lieu est à 2 pas du Meltdown et dispose d’une sympathique buvette ouverte 24/24h, qui nous accueille souvent jusque tard dans la nuit.

Comme toujours, le logement en chambre partagée devrait coûter entre 30 et 35€. Pensez à précisez que vous souhaitez le late check out pour pouvoir rester jusque 13h lors de votre réservation. Pensez également à prendre votre serviette même si des serviettes sont disponibles sur place contre un supplément.

 

 

 

Tranche de vie : opus 4 – Kiro S. Terashii

Le 11 novembre 2015.

« Toi qui pénètre en ces lieux, abandonne tout espoir ».
Ça, c’est que je dis à tout nouveau membre de la TradTeam. Une sorte de tradition perso. Pour vous, cependant, ça sera différent : Pavé César, ceux qui vont te lire te saluent !

Et bien m’y voila. Encore un de ces moments où je dois me « placer sous les feux des projecteurs » en donnant l’impression que ça m’est complètement naturel, alors qu’au fond, je n’suis qu’un foutu gamin terrorisé, qui n’aurait jamais franchi cette limite dans un tout autre contexte.

Difficile pour moi de résumer de manière simple et concise ce que j’ai été amené à vivre durant ces trois dernières années en compagnie de la TradTeam. Entre la vie qui m’a cramé une partie du cerveau tant il s’est passé de choses et mon incapacité à mémoriser correctement les dates. Je vais quand même tenter de raconter ça au mieux. Du moins, de la manière la plus fidèle qui soit vis à vis de ma pensée. Par contre ça risque d’être long. Donc si le cœur vous en dit, j’vous invite à vous mettre un peu de Ghost dans les oreilles, vous munir de votre plus doux plaid avec un bon café, et attaquer ça en ma compagnie.

Comme sans doute beaucoup de personnes pouvant dévaler courageusement ces lignes, j’ai tout d’abord commencé comme quelqu’un de diablement sceptique concernant Star Citizen. Enfin quoi… En 2014/2015, dans mon esprit de passionné de jeux vidéos obscurs et autres perles vidéoludiques, le projet Star Citizen paraissait complètement invraisemblable. Mes arguments de l’époque, auxquels je m’accrochais mordicus face à un Aldenya (oui oui, le jambon d’la CTV. C’est bien à cause de lui, en grande partie, que j’suis là. Bisous, copain ♥), étaient pourtant logiques et concrets : tout ce qui était promis à l’époque avait de quoi remplir plusieurs jeux différents. Un jeu de pilotage. Un FPS. Une simu’. Mais tout ça dans un seul et même jeu ? Nan mais qui va y croire, sincèrement ? C’est bien trop poussé dans l’idée et ça demanderait des technologies qu’on a pas, faut arrêter d’fumer.

 

Pour ma défense : j’pensais pas que j’allais avoir autant raison, en fait, à l’époque. Toujours est-il qu’a force de discussion, y’a une petite flamme qui s’est allumée en moi. A dire vrai, je crois que cette flamme s’est embrasée tendrement lorsqu’Aldy m’a parlé d’un jeu qui nous permettrait d’exploiter cette vieille envie de traverser les étoiles entre copains. Mais le scepticisme l’emportait donc. Faisant de moi un de ces gars qui guettait le projet de loin, d’un coup d’œil occasionnel et discret, histoire de voir qui de mon cynisme ou de l’enfant rêveur en moi -Titre !-  allait avoir raison. Et puis le temps passa. Grâce à Aldy, je suivais plus ou moins le projet du point d’un vue d’un backer. Je me rappelle un soir où, alors qu’il était de passage chez moi avec un disque dur externe fraîchement rempli de son « module de hangar », il me fit faire un tour dans son Avenger. C’était qu’un tas de pixels inerte sur lequel on pouvait, pour la forme, tripoter deux trois potards et voir des ch’tiotes n’animations qu’elles sont toutes bien jolies et bien lissées dans leurs polygones fièrement modélisés.

 

 

« Ouais, c’est vrai qu’c’est cool. ‘fin ça fait pas un jeu. Par contre, le ?… Avenger ?.. C’est ça. Il pète le style. J’adore sa gueule ! »

 

Aldy continua à me vendre du rêve, et à éroder la conviction de l’infidèle païen que j’étais. Jusqu’au jour où ça fit mouche. A l’instant T, je serais incapable de vous dire ce qui a pu faire office de déclic. Mais je souviens qu’en traînant un peu sur le Web, je finis par voir passer une annonce de recrutement pour un groupe de traducteurs francophones concernant Star Citizen. La TradTeam que ça s’appelait. Et là, c’est mon côté « clampin qui aime aider » qui s’est mit à furieusement copuler avec cette partie de moi que certains appellent « Brit-Fan ». Pour éclaircir correctement ce dernier point, autant mettre les choses à plat : Je suis amoureux de la langue de SecoueLance. Et de pas mal de choses en rapport avec la culture anglo-saxonne (Doctor Who, bon sang. DOCTOR WHO, BON SANG !!).  Parlez-moi d’une douce voix avec un accent britannique, et il y aura fort à parier pour que je vous regarde avec des étoiles dans les yeux. Meh. On a tous nos faiblesse, hein ?

Bref, je m’égare. Lorsque je vis l’annonce de la création et du recrutement de la TradTeam, cela éveilla clairement en moi l’envie de mettre à profit mes quelques capacités en anglais. Après tout, j’m’en sors pas si mal, et bosser dans la traduction, même en amateur, est quelque chose que j’ai déjà fait et apprécié par le passé. Je finis donc par passer les tests. De mémoire, il était question de traduire un extrait de rapport mensuel (Ô mon amour.). Sans trop d’espoir, à vrai dire, parce que je suis de ceux qui passent leur temps à ne pas assez s’apprécier pour se cantonner au fait qu’il « y aura toujours meilleur que moi et que la place que je souhaite me sera sans doute prise sous le pif, probablement même à juste titre. » Et là, en ce 7 février 2016, un mail me fit fermer ma gueule bien comme il faut (je tiens à remercier Gmail pour m’avoir servi de mémoire à cet instant. Car oui, j’ai toujours cet échange en archives). J’étais accepté. Et à la fois choqué et heureux, autant que si on venait de m’annoncer un CDI pour un nouveau taff. Pour vous resituer le contexte : ça faisait déjà 1 an que je ne travaillais plus à cause de soucis de santé, entre autre. Mais ça c’est une autre histoire. Et puis bon, j’avais un mail à dévorer et des démarche à suivre. En plus, dedans, on m’avait invité à ne pas hésiter à « user et abuser des autres traducteurs » si je n’étais pas certain d’une formulation. Alors forcément… Comment refuser !

S’en suivi un entretien sur Skype avec un homme désormais connu de tous : Silkinael. Qui de prime abord, m’avait impressionné, comme beaucoup de gens. Parce que lors de cet échange, il m’expliqua plus ou moins l’ampleur de son projet, et que je buvais ses mots (CALMEZ-VOUS) en même temps qu’une petite voix dans ma tête me sussurait « qu’est-ce que c’est qu’ce zouf ? Putain mais il est malade, ce type. On peut vraiment avoir l’énergie de mettre à exécution AUTANT d’idées ? » La réponse est oui. Suffit de voir où on en est maintenant. Et l’image de ce type a depuis pas mal changé dans ma tête. Pour quelqu’un comme moi qui possède une piètre estime de soi, je me suis toujours inconsciemment mis plus bas que les gens que j’admirais. Maintenant, je me retrouve avec un « Soyeux » que j’aime comme un ami et qui m’le rend bien, avec qui j’ai partagé quelques uns de mes plus grands moments sur la toile, et qui, tout comme l’équipe qui nous entoure, m’a fait grandir. Mais j’vais y venir.

Je finis donc par faire mes armes à leurs côté. Et sur le jeu en parallèle, puisque peu de temps avant, ma tendre épouse venait de m’offrir un Game Package avec un Mustang Alpha. Pour la Saint Valentin. Avouez que c’est quand même rudement la classe, hein. S’en suivi des heures à taper de mes petits doigts graciles sur ce clavier, pour traduire, inlassablement, les différents textes que CIG nous pondait. Quelques temps après, la TradTeam ouvrit même un pôle sous-titrage auquel j’ai pu participer. Mais ma « carrière » dans leurs rangs n’a pas été de tout repos. Car de l’autre côté de l’écran, là où se trouve ma vie, j’ai enchaîné les galères et les débâcles, tabassant allègrement mon mental et ma motivation. Mais ce qui m’a toujours le plus étonné de moi-même dans cette histoire, c’est que j’y revenais toujours, en m’excusant bassement de ne pas avoir pu en faire plus jusque-là. C’est peut-être même ça le plus dingue à cette période. J’avais énormément de mal à concilier ma vie réelle et ma vie d’internaute et de gamer. Mais à force d’acharnement, je finis par accepter que j’avais une place au beau milieu de ce groupe d’énergumènes. J’y ai rencontré tant de gens que je peux aujourd’hui considérer comme des amis et qui ont assez vite compris que j’étais qu’une tanche qui avait de l’amour et de la passion à revendre. Et qui m’ont accepté comme ça, sans le moindre soucis. Arrivant même à me convaincre qu’au final, j’étais pas si inutile que ça, et que j’m’en sortais pas si mal. Autant vous dire : un putain de miracle vu mon moral à l’époque. Quand je passe mon temps à dire en live, fièrement, que la TradTeam m’a beaucoup apporté, ce n’est pas pour rien.

Ça a d’ailleurs toujours été très frustrant de ne pas arriver à réunir mes amis proches et cette fine équipe. Mais je n’perds pas espoir, et petit à petit, j’arrive à inciter mes amis à découvrir ce qui me passionne. Sans doute parce qu’ils sont diablement aimants, ce qui doit pas mal aider. J’y arriverai.

J’ai même trouvé (une fois) le courage de poncer un MR à moi tout seul. Et j’en tirerai presque une certaine fierté si j’avais assez de bollocks pour ça. Mais qu’importe.

Aujourd’hui, j’en suis à un stade qui en ferait rire plus d’un à l’époque. J’appréciais l’idée de travailler dans l’ombre, de rester un peu à l’écart des projecteurs. Et ce vice a été poussé jusqu’au premier Bar Citizen Lyonnais auquel j’ai eu la chance de pouvoir participer, après avoir raté le tout premier Bar Citizen qui s’était tenu en Belgique, faute de moyens.

Ce jour-là, à Lyon, je suis arrivé dans une sphère qui m’a laissé un goût étrange en bouche (Silki, tais-toi). J’ai vu des gens qui se connaissaient et se parler comme s’ils faisaient tous partie d’une grande famille. Et moi, au beau milieu de tout ça, je n’étais qu’un petit traducteur qui tentait de faire son travail en espérant que ça serve et que ça soit utile. J’esquivais les photos, et même lors des rassemblements finaux pour un grand portrait de groupe, je me cachais derrière ma casquette et mon keffieh rouge, tel un Ninja des Temps Modernes mais sans le budget ni le charisme. Il était hors de question pour moi de faire face à la lumière, j’avais beau être certain de mon appartenance à ce groupe d’amis, je savais qu’il y avait en face de moi tout un monde qui m’était inconnu et je m’étais même persuadé que j’aurais beau me débattre, je n’en ferai jamais partie faute de talent et d’estime.

La Citizen’Con à l’école 42, l’ancêtre de notre Pari’Verse, fut un moment plutôt important. J’avais décidé de prendre le taureau par les couilles, bien m’habiller histoire de cacher mon manque de confiance derrière un costard-cravate approximatif, ne serait-ce que pour être sur de partager un bon et beau moment avec mes « collègues ». Et malgré tout ce que je pouvais penser, je passa une soirée assez unique, qui me motiva un peu plus encore à donner de moi-même pour ne serait-ce qu’être fier de ce que je faisais.

Je me souviens même d’une période où Silkinael me disait « Tu finiras en live ». Et l’idée me séduisait, mais si ça me paraissait si inconcevable, c’est parce qu’une partie de moi savait que je risquais d’y prendre goût, et j’avais cruellement peur de m’y perdre. Lorsque Soyeux m’affirmait ça, je refusais de le croire. « Très bien Kiro. On verra dans un an. »

Puis il y eu quelques Bar Citizen supplémentaires. Puis il y eu la Pari’Verse, qu’un Lubuwei fraîchement débarqué venait d’organiser. Un projet encore plus titanesques que les précédents. Et pour moi, le véritable déclic. J’étais dans « l’Advocacy », l’équipe volante qui servait de renfort à tout les pôles. Et j’ai adoré ce moment, j’ai adoré tout ce que j’ai pu y vivre. Mais lorsqu’il y eu le grand rassemblement final, avec cette danse de Snakem, mes vieux démons refirent surface, et je pris bien soin de me tenir loin des lumières malgré tout. Avec regrets, quelques part, parce que plus que d’être sous la lumière, je voulais juste faire partie de tout ce beau monde que j’admirais. Pour partager des instants pareils avec eux, sans me soucier de ce que je pouvais renvoyer de moi, ou même penser de moi. J’avais simplement envie de m’éclater aux côtés de ceux qui avaient un sourire rayonnant sur le visage. Vint ensuite le Bar Citizen Paris 2947. Et là… J’ai pris la claque de ma vie. J’y ai compris, par la force des choses, que ma place était là bien avant que je ne me décide à l’accepter. Je n’sais pas vraiment par quel miracle, mais les gens de cette commu’ m’avait accepté et me faisaient vite comprendre que j’y avais tout autant ma place que n’importe lequel d’entre eux.

L’alcool aidant un peu (parfois), je finis par échanger avec des personnes formidables, me confiant sur le fond de ma pensée et de ma personne. Beaucoup, même avant ça, me disaient que je devrais faire du Live. Il n’y avait pas que Silkinael. Mais au terme de cette soirée et en regardant mes regrets de la veille, je finis par partir, en saluant tout le monde tendrement, avec une certitude. Une décision, que je finis par partager à certain-e-s. A la prochaine Pari’Verse, je ferais en sorte de ne pas regretter. Je voulais partager ces instants. Je voulais les vivre.

Je filais donc, dans un déluge de poutoux enivrés. Et je reçu ma claque finale de la part d’un certain Derkomaï :

– Tu files, Kiro ? Ca m’a fait plaisir de te voir
– Moi aussi. Et tu sais quoi ? T’avais déliré sur mon costard, à l’école 42. Bah ce soir, je te le dis : l’an prochain, je le porterai à vos côtés. J’vais m’lancer dans les lives.

Derko’ m’attrapa par les épaules avec des étoiles dans les yeux. Une petite partie de moi se disait que c’était sûrement l’alcool. Mais je sais aujourd’hui que c’était juste lui. Dans toute sa tendresse.

– Je te préviens, dès que tu te lances, tu l’annonce, et j’vais foutre le feu pour que tout le monde vienne te faire chier. Je veux que t’en prenne pour ton grade.

Je riais nerveusement à ses mots.

– Nan mais t’as pas besoin, tu sais. On verra bien ce que ça donne. 
– Mais tu vas la fermer, oui ?! Évidemment que je vais le faire ! C’est la famille !

Comment réagir à ça ? Aujourd’hui encore, j’en sais foutre rien. Je suis clairement incapable de vous dire à quoi ressemblait mon visage à cet instant. Mais durant la nuit, j’ai versé des larmes tant ça m’avait touché. Et regardez-moi aujourd’hui. Je stream parfois dans mon coin, j’anime des émissions pour la TradTeam sur StarPiratesNews, et je suis passé Coordinateur Audio-visuel au sein de l’équipe. Pour la petite histoire : on me tannait déjà à l’idée que je passe un peu au chapeautage de certains éléments de la TradTeam. Mais j’pensais pas en avoir ni le courage ni les épaules… Et pourtant.

 

Ça va faire maintenant 3h que je planche sur ce texte, parce que lorsque Silki m’a demandé de faire la prochaine tranche de vie. Et j’attendais ça impatiemment. Parce que j’ai toujours affirmé être authentique envers vous, et ceci me permet de le démontrer une fois de plus. D’être à 100 % moi-même face à vous. Et de partager ce qui me fait sourire. Parce que j’n’ai plus envie de me cacher. Et ça, c’est à la TradTeam que je le dois. C’est à ces amis qui j’ai rencontré. A cette communauté qui a su m’aider à reprendre confiance en moi, au moins sur certains points. A ce jour, je ne peux que regarder en arrière en souriant, et ce malgré tout ce que la vie a pu mettre en travers de mon chemin. Croyez-moi, j’en ai bouffé d’l’embuche. Mais sourire en regardant son passé, j’penses pas que ça soit donné à tout le monde, et c’est une chance rare, que je bénie.

Bien sur, rien n’est parfait. Mais aujourd’hui, plus que jamais, je crois dur comme fer que cet adage qui nous rassemble est le plus juste jamais entendu vis à vis d’une de mes expériences de vie : Qu’importe la destination, le plus important, c’est le voyage. Et je peux vous le dire du fond du cœur : ce voyage, je ne pourrais pas le regretter tant il m’a changé et fait grandir.

Et ce manque flagrant de sobriété écrite le démontre. Aussi serait-il peut-être plus efficace encore de faire simple, pour une fois. A toutes ces personnes qui m’ont poussé au cul ces 2 dernières années. A toutes ces personnes qui m’ont soutenu, qui ont été là. A vous qui aurez eu le courage de lire ces mots, quelques soit votre provenance. A cette équipe. A cette commu’.

Du plus profond de mon âme : Merci. J’vous aime, putain.

– Kiro S. Terashii